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Actualités | lundi 8 Sep.

La filière ovine bio représentée au salon national Tech’Ovin

L’édition 2025 de Tech’Ovin, à Bellac en Haute-Vienne, qui s’est tenue les 6 et 7 septembre derniers, a renouvelé le pôle « De l’herbe au revenu », dans lequel la filière bio était représentée.

Le salon a accueilli des acteurs économiques de la filière, dont la SCA Le Pré Vert (pour la viande) et Le Petit Basque (pour le lait), qui ont pu présenter leur entreprise et leurs besoins lors d’une mini conférence. INTERBIO Nouvelle-Aquitaine a quant à elle fait l’état des lieux du marché de la viande et du lait de brebis bio aux côtés de Bio Nouvelle-Aquitaine et de l’IDELE, qui ont mis en avant les résultats technico-économiques d’une exploitation ovine bio.

La filière ovin bio en quelques chiffres

La filière ovins viande bio représente 6 % du cheptel français. Elle évolue dans un contexte concurrentiel : alors que la France ne produit que 40 % des agneaux qu’elle consomme, la filière conventionnelle en manque d’animaux a vu ses prix progresser de +40 % entre 2021 et 2025, atteignant en moyenne 11 €/kg de carcasse. Les prix bio se sont adaptés à la hausse pour maintenir une attractivité, mais près de 7 agneaux bio sur 10 seraient valorisés en conventionnel (notamment en label IGP) grâce à la double labellisation des producteurs. Ceci permet de proposer aux producteurs le meilleur prix possible. Pour les entreprises 100 % bio, comme la SCA Le Pré Vert, tous les agneaux sont valorisés en bio. 

Côté lait de brebis, la dynamique est à la reprise : le nombre de fermiers bio a bondi de +10 % en 2024, même si les livreurs reculent (-7 %), en lien avec un marché bio chahuté ces dernières années. La consommation repart dès 2024, notamment dans les circuits spécialisés, et relance les fabrications. Le prix du lait de brebis bio a progressé de +9 % en trois ans, une évolution modérée comparée au conventionnel (+20 %).

Pour les acteurs des filières ovines, deux leviers apparaissent incontournables : planifier ses débouchés avec les acheteurs pour mieux gérer la saisonnalité et favoriser l’adéquation entre offre et demande, et possiblement diversifier ses débouchés en filière courte. Autant de conditions pour stabiliser un marché encore étroit, mais porteur de perspectives si la valorisation se structure.

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